Témoignage et confidentialité

Témoignage et confidentialité

Dans la droite ligne de mon précédent article concernant la retranscription audio et vidéo, je souhaite aborder un autre sujet : celui des témoignages.

Partout sur le Web, il est écrit, répété, proclamé que les témoignages obtenus de la part de clients satisfaits du travail accompli par le ou les prestataires qu’ils auront choisi, renforcent la crédibilité du professionnel chargé d’effectuer les tâches commandées. Et il est de bonne guerre que ce professionnel puisse faire figurer ce témoignage sur son propre site Web. Cela représente un double avantage : pour le client, s’il dispose d’un site Web, c’est la possibilité d’avoir un lien supplémentaire menant vers son site et pour le prestataire, c’est la possibilité de prouver sa spécialisation dans un ou plusieurs domaines.

Généralement, cet “échange de bons procédés” s’effectue de manière nominative : la société et ses dirigeants sont clairement cités (bien sûr, avec leur accord préalable). Mais il arrive que, dans certaines circonstances, le témoignage s’accompagne d’une certaine restriction de confidentialité pour des raisons touchant directement le client et son activité.

Une société spécialisée dans les marchés et produits financiers a très récemment fait appel à mes services pour retranscrire des enregistrements de conversations téléphoniques en contexte professionnel. A ce contexte, est venu se greffer la notion de confidentialité dans un cadre juridique. Dans un tel cas, cette confidentialité doit absolument être respectée par le prestataire, non seulement dans un souci de préserver les intérêts du client mais aussi pour respecter le plein engagement dans ce sens : comme dans toute activité brassant de l’information, l’assistante freelance se doit d’adopter une certaine éthique. Et cela commence par la non-divulgation du nom de son client et de sa société lorsque celui-ci le demande expressément.

Cela rend-il le témoignage de client moins crédible ?

Pour moi, la réponse est clairement NON. Le témoignage sur le Web et le respect de la confidentialité sont deux notions qui ne sont pas incompatibles.

Prenons un exemple : Un médecin est tenu au secret professionnel. De ce fait, il lui est interdit de divulguer la moindre information concernant ses patients. Cela fait-il de lui un charlatan pour autant ou le rend-il moins crédible  ? En aucune façon. De la même manière, une assistante freelance est, elle aussi, assujettie de façon implicite à ce respect du secret professionnel. Le client doit pouvoir être assuré que la confiance qu’il a décidé de lui accorder est bien placée.

Pourquoi cet article ? Tout simplement pour montrer que tous les témoignages non nominatifs ne sont pas des témoignages “bidons”, montés de toutes pièces et destinés à faire gonfler artificiellement des indices d’opinions positives ou de confiance. Il faut savoir faire la distinction, même si ce n’est pas forcément évident de prime-abord, je veux bien le concéder.

Si vous avez un avis sur la question, n’hésitez pas à réagir.

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