Une question de civilité…

Une question de civilité…

Je ne vais peut-être pas me faire de nouveaux amis, mais j’aime bien dire ce que je pense.

Quand deux professionnels (ou plus) envisagent une collaboration ponctuelle ou basée sur la durée, la première chose nécessaire, à mon sens, est de faire preuve de civilité et de politesse. J’avais déjà abordé ce thème dans un autre article voici deux ans environ.

A l’heure où le travail collaboratif tend à prendre le pas sur la simple relation client/fournisseur, il semble que certaines personnes n’ont pas encore compris qu’établir une relation d’égal à égal est le premier fondement d’une collaboration fructueuse pour les deux parties. Et notamment en ce qui concerne les explications fournies pour la prestation à réaliser et les conditions de cette réalisation.

Exemple : j’ai été contactée par mail pour un travail de retranscription d’une vidéo, travail à effectuer sur un logiciel qui m’est inconnu et qui est Celtx. Ce logiciel sert à créer des scénarios pour des courts ou longs métrages cinématographiques.

Tout d’abord, même pas un simple bonjour de la part de ce professionnel. Comme mise en contact : une consigne assez sèche me demandant de prendre contact par Skype. Bonne pâte, je prends contact. Je me présente, je dis bonjour, je confirme la réception du pseudo-mail de demande de contact et du besoin en matière de retranscription. Et là… pour toute explication, je me retrouve avec un simple copier-coller d’une procédure à effectuer, avec un lien de téléchargement du logiciel Celtx et du scénario en question, sans autre forme de procès. Si je veux me familiariser avec l’outil, je n’ai qu’à aller sur Google pour trouver le bon tutoriel et me débrouiller.

Je n’ai jamais été contre le fait d’apprendre à me servir de nouveaux outils, bien au contraire. Mais je pense qu’un minimum d’explications sur ce que l’on attend de moi et sur la manière d’utiliser un nouvel outil quel qu’il soit, ça ne mange pas de pain. Certes, le prestataire doit savoir s’adapter aux demandes de ses clients, mais pas non plus au prix de devoir passer un temps fou à comprendre le fonctionnement d’un logiciel sans aucune proposition concernant l’initiation à ce logiciel.

Pour ma part, je prône l’accompagnement : quand un professionnel me contacte pour créer son site Web ou l’aider à le créer, je fais en sorte que ce client puisse interagir en toute autonomie avec son nouveau site Web une fois celui-ci finalisé. Cela fait partie intégrante des prestations que je propose en la matière (pour WordPress notamment). En effet, j’imagine mal laisser mon client se “dépatouiller” avec son site sans lui avoir donné les moyens de l’exploiter à bon escient et correctement. Et même chose lorsque je fais appel à un prestataire pour mon propre compte : je forme ce prestataire à mes méthodes de travail et aux outils que j’utilise. A charge pour lui, ensuite, de dire oui ou non.

La morale de l’histoire : la communication est au centre de l’activité de tout entrepreneur. Dommage que cela ne soit pas encore dans toutes les moeurs…

Mon opinion n’engage que moi mais je sais que je ne suis pas la seule à penser ainsi 🙂

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